Le 31 août est un jour spécial pour les blogueurs. C’est celui où des milliers d’articles intitulés ‘BlogDay” recommandent 5 blogs qu’ils ont bien aimés et qu’ils vous font partager. Alors les voilà, les miens et ceux de quelques unes d’entre nous…Estelle, Laetitia, Elodie
Le Blavog, pour mettre de la poésie dans notre quotidien
Graphisme et intéractivité, pour le rafraîchissement oculaire Absolutely Glamourous, pour ces looks du lundi super sympa Fromage & dessert, qui comme son nom ne l’indique pas est un blog tendance assez généraliste et non pas gastronomie Lipstick Football, le journal d’UNE addict du ballon rond, parce que si cela n’existait pas, faudrait l’inventer.
Vous vous souvenez de Mathieu Vaidis ? C’était le premier à défrayer la chronique avec une forme de CV à l’époque avant-gardiste : le CV vidéo. C’était en 2007.
La forme, l’expression et le texte avaient tant surpris à l’époque (et généré tant de fous-rires nerveux) que le buzz avait bien pris. Si bien que, effet collatéral classique d’un bon buzz, la reprise parodique s’était déchaînée.
Seulement voilà, quand je dis “bon buzz”, je parle du point de vue de l’internaute lambda qui voit sa journée de boulot requinquée par une “bonne marrade” à faire suivre à son entourage. Du point de vue de Mathieu Vaidis c’était plutôt la catastrophe. Le bon buzz se transformant rien que pour lui en very bad buzz, d’autant que finalement, les meilleures parodies ont été largement plus vues que l’original. En voici un exemple :
Bref le Mathieu en question qui a plus d’un tour dans son sac (il l’avait bien dit dans son CV a d’abord accusé le coup (on s’en doute, moi je pense que j’aurais quitté le pays). Puis s’est ressaisi et a créé son blog qui disait ceci :
“Bonjour à tous et bienvenue sur mon site !
Vous le savez sans doute, il y a de cela quelques mois, je fus le malheureux initiateur d’un curriculum vitae vidéo qui produisit des milliers de pages vues. Aujourd’hui, vous êtes encore nombreux à me rendre visite par simple curiosité, ou bien dans l’espoir de trouver une continuité à ma vidéo. J’ai donc décidé de faire bénéficier de ce trafic à l’Unicef, avec votre concours. L’idée est simple : Je vous propose simplement de consacrer les quelques minutes qui vous auraient été nécessaires au visionnage de ma vidéo ou de l’une de ses parodies, à la visite de l’un des sites de l’Unicef.”
Haha… ça c’est de la souplesse. je n’ai pas réussi à obtenir d’info sur le trafic généré sur le site de l’Unicef via vaidis.com, mais quoi qu’il en soit, on peut dire que c’est un coup de maître. Ainsi ont été bien calmés les moqueurs de tout poil plongés soudainement dans la pire des culpabilité. “Oui c’est vrai faut pas se moquer des gens et puis lui au moins il pense à l’Unicef, et moi au fond qu’est ce que je fais pour les autres toute la journée à part rire méchamment de mon prochain ? etc”
Bref tout ça pour en arriver à l’objet de mon titre, et ceux qui ont déjà vu le CV vidéo d’Isabelle Moreau auront probablement fait le lien. A mon humble avis nous tenons en effet ici la version féminine du Mathieu Vaidis.
Certes Mathieu démarrait alors sa carrière, Isabelle est lancée depuis 20 ans (c’est un de ses messages clef je crois). Mathieu était plutôt “La Défense” et Isabelle préfère la France des régions (mobile sur 10 départements tout de même). Mais sur le fond, l’âme de leur candidature, on reconnaît une patte non ? Amateurisme assumé, jusqu’au boutisme naïf, fanatisme professionnel…place prépondérante de la musique…
Assisterait-on ici à la naissance d’un véritable genre ? Et oui je me pose la question sans malice (ou presque pas alors) car alors qu’avec son initiative ce cher Mathieu avait vu la foudre s’abattre sur sa tête et tout le déluge de railleries qui va avec, on peut dire qu’Isabelle s’en sort très bien. On voit même fleurir des commentaires très cordiaux à son égard sur You Tube, une forme d’encouragement solidaire. En outre, si on peut voir que la vidéo a pas mal tourné (plus de 13 600 vues) et savoir au fond que ce n’est probablement pas parce que la candidature intéresse autant de personnes, on notera qu’à ce jour, point de parodie.
Alors comment peut-on comprendre ça ? est-ce le signe d’une époque où la recherche d’emploi devient un mal tellement aigu que le sarcasme ne passe plus ? Est-ce qu’une femme de 45 ans “qui en veut” est moins antipathique qu’un jeune “winner” de 30 ans ? La reprise du tube de soeur sourire jouerait-elle en subliminal pour nous imposer le respect et la compassion ?…
Va savoir. quoi qu’il en soit il paraît qu’Isabelle est ravie de son buzz. Prochaine étape recommandée : une page de fan sur Facebook et surtout ET SURTOUT : un profil Linkedin, juste histoire de confirmer que tout cela, ce n’est pas juste pour rire… Bonne chance à Isa
On a tous lu un jour un roman de gare. Si mauvais qu’il en devient bon. Dans cet esprit-là, le must, c’est quand même sans conteste la célèbre maison d’édition Harlequin. Trente ans l’année dernière, cette collection n’a pas pris une seule ride et sur le site Internet dédié (marchand – les chefs d’œuvres proposés ne l’étant qu’en hypermarchés ou par correspondance), on va même jusqu’à nous parler de « 30 ans d’amour, de passion et de rêve ». J’adore.
On y apprend également qu’en France, un Harlequin se vend toutes les 3 secondes. C’est marrant parce que ce matin, en venant à l’agence, je suis passée devant une entreprise de sécurité qui essayait de faire son beurre en clamant en devanture « En France, un cambriolage toutes les 3 secondes ! ». Décidément il s’en passe des choses en France, toutes les 3 secondes : une effraction et l’acquisition hautement symbolique d’un roman d’amouuuur. On est à peu près au même niveau d’adrénaline, je suppose.
Et de l’adrénaline, si vous en voulez, je vous conseille vivement de participer aux bientôt célèbres… Harlequinades 2009. Un événement majeur qui consiste tout simplement à monter « un groupe d’étude qui interrogerait les romans Harlequin en tant que reflet de la société ». L’idée n’est-elle pas terriblement, voire prodigieusement excitante (sociologiquement parlant, j’entends) ?
Découvert sur le mythique blog de Fashion, le concept déchaîne déjà la blogosphère littéraire. 124 commentaires sur le billet annonciateur, une quarantaine de blogueurs participants et un Netvibes créé pour l’occasion… Un vent de folie (ou devrais-je dire de volupté ?) souffle sur le web littéraire ! Résisterez-vous à la tentation… ?