Archive pour octobre 2009

Le Bon Marché rebaptise son site Internet

Vendredi 30 octobre 2009

Au bout de 18 mois, Le Bon Marché s’est enfin décidé à revenir à la source en rebaptisant son site Internet… Tout simplement… www.lebonmarche.com

Et oui en mai 2008, Le Bon Marché avait surpris le tout Paris – rectif, une partie de la rive gauche en fait – en lançant son site marchand mystérieusement nommé treeslbm.com. Derrière ce nom qui m’avait doucement fait sourire (et sachez qu’il m’en coûte de vous le dire en tant fan number one du magasin par ailleurs), une idée conceptuelle assez pauvre, il faut bien le reconnaître : le site Internet comme arbre (à idées ? à contenus ?)… So natural.

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Pile dans la Bon Marché attitude, les rédacteurs avaient cru bon de nous nourrir (après la mère nourricière, le site nourricier) en homepage d’un florilège de divers sens cachés derrière cette URL qui semblait déjà alors assez bancale. Albertine en avait recensées quelques unes ici que je me permets de vous livrer en l’état. Trop bon.

Treeslbm. “Un site qui puise sa force et son énergie dans les racines du Bon Marché”. Si je peux me permettre, les gens de l’agence, ça, il faut le garder pour la reco du site, pas pour le site.

Treeslbm. “L’arbre à palabres sous lequel on se réunit pour transmettre la culture et la connaissance”. Bien bien bien… Bon OK, les expos du Bon Marché valent souvent le détour et la librairie est juste démentielle… Mais comment dire, “la culture et la connaissance”, il ne faut peut-être pas exagérer, non ?

Treeslbm. “L’arbre du voyageur dont les fruits permettent de se ressourcer”. J’aurais dit “de se ruiner” mais c’est sûrement l’heure tardive qui fait ressortir mon côté cynique…

Dernier point tout de même pour finir cette courte note : un petit coup de retravail créa n’aurait sans doute pas fait de mal… Ces branches événementielles qui sortent de nulle part convenaient certainement très bien à l’arbre Treeslbm. Sur lebonmarche.com, on ne comprend pas en revanche…

Living with the infidels: la web série se lâche

Mardi 27 octobre 2009

Image 4Vous en avez entendu parler ? oui je sais ce n’est pas tout neuf, mais pour moi si, puisque je viens de découvrir cette petite bombe du web (attention cette phrase contient un jeu de mot douteux). Living with the infidels est une web série britannique lancée en août dernier. Et oui on est comme tout le monde : la web série, plus ça va, plus on s’y frotte. Ce qui me plaît moi là-dedans, c’est le vent de liberté que ce genre nouveau  fait souffler sur la production audiovisuelle. Liberté de diffusion, liberté de format comme dans le cas de la série interactive allemande dont nous avait parlé Elodie, et puis, dans le cas présent, liberté du thème traité. C’est vraiment là-dessus que se joue la force du concept; Living with the infidels conjugue la forme classique et rassurante d’un teen sitcom goguenard, avec un sujet extrêmement grave et encore ultra sensible dans l’opinion : le terrorisme jihadiste.

J’en viens donc au pitch : il s’agit de 4 kamikazes pakistanais, qui fomentent un attentat suicide à Bradford. Une obsession qui les fait tenir : les “six douzaines de vierges voluptueuses” qui les attendront, juste derrière la porte du paradis. Et c’est là que la bât blesse, parce qu’ils vont vite s’apercevoir  qu’il n’est pas forcément nécessaire de devenir une bombe humaine pour avoir accès à de jeunes femmes (certes probablement pas vierges et par définition infidèles) mais tout à fait voluptueuses. A commencer par leurs voisines du dessus, plutôt entreprenantes et sympathiques. Les jeunes djihadistes vont donc découvrir en chemin les bons côtés de l’Occident, qui petit à petit va venir ébranler leur fanatisme…

Je vous mets ici le premier épisode, qui plante bien le décor :


Voilà… Et le pire, c’est que cette dérision marche. On rit oui. Un rire sans honte, plutôt libérateur, parce qu’on a d’un seul coup l’occasion de tourner en ridicule cette horreur contemporaine. La tragédie devient farce, l’invisible ennemi mondial prend un nom, un visage, une humanité, une proximité qui fait que l’on se dit qu’au fond, ça doit être possible d’en venir à bout.

Bon enfin je dis “on rit”, mais vous vous doutez bien que tout le monde ne rit pas. Aasaf Ainapore, le réalisateur a dû faire face à une belle déferlante d’indignation. Deux fronts d’attaque : une partie de la communauté musulmane qui a pu se sentir stigmatisée et les familles de victimes des attentats de Londres, qui n’ont pas trop le coeur à en rire, on s’en doute. Sujet chaud, ultra émotionnel, pas du tout digéré, on ne s’attendait pas à moins, évidemment. Traiter de ce sujet sans être dans le pathos ne peut aujourd’hui être largement plébiscité. Pour autant, cela ne veut  pas dire que c’est la seule façon de le faire. C’est un pré-requis pour des chaines de télévision financées par la publicité, mais certainement pas pour les créateurs. Le web permet donc cette transgression, et ouvre un champs d’expression alternatif, plus risqué, pour pousser des convictions à la marge. Ici Aasaf Ainapor s’est positionné sur le sujet en disant que lui-même étant très concerné par la question du terrorisme, il pense qu’une bonne façon de lutter contre, est de tourner ses protagonistes en ridicule. De les mettre face à leurs contradictions.

Bon alors c’est sûr, on est ici sur de la micro audience et c’est la première limite qu’on pourra opposer à ce discours de “prévention”. Environ 13 000 vues pour le premier épisode puis moins de 2000 pour les suivants (5 en tout). Mais son créateur a pu au moins aller jusqu’au bout de sa démarche, la faire exister, et c’est déjà beaucoup. Surtout quand on pense aux milliers de films qui dorment puis meurent dans des cartons juste parce que “non désolé, c’est un peu trop intello, ou trop anxiogène, ou pas dans l’air du temps ou trop long, ou trop court, ou inadapté à la ligne éditoriale de la chaîne ou déjà traité…etc”. Là, et bien ça existe, on en parle, les médias en parlent, et si cela fait des émules, ça ne peut que faire du bien à notre vieux tube cathodique en mal d’inspiration…

Petite Souris #4 : musique, politique et numérique

Lundi 26 octobre 2009

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Le re-positionnement

Face à la domination de Facebook, Myspace revoit son positionnement et se recentre sur la musique :

>http://www.numerama.com/magazine/14334-reseaux-sociaux-myspace-jette-l-eponge-contre-facebook.html


L’évangélisation

Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à la Prospective et au Développement de l’économie numérique, incite les députés à devenir plus 2.0, en bloguant et en twittant notamment :

>http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-nkm-veut-des-elus-20-face-aux-citoyens-20-29306.html


L’opposition

Un blogueur malgache décrit l’émergence compliquée de la blogosphère gabonaise en période électorale :

>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/24/entrevues/les-debuts-difficiles-de-blogosphre-gabonaise/

 

 

 

Le don d’organes anime la toile

Jeudi 22 octobre 2009

Retour sur le buzz « Une minute pour en parler » avec Sophie Le Quellec, consultante pour l’Agence de la biomédecine et pilote de cette action.

C’est parti pour le décryptage de l’actu santé du mois sur la toile (hors grippe A, bien sûr)…


Claire Clisson : Quel est l’objectif de cette courte vidéo traitant du don d’organes ?
Sophie Le Quellec : Cette vidéo s’inscrit dans la mission d’information de l’Agence de la biomédecine (ABM), institution qui encadre le don d’organes en France et qui doit faire en sorte que la population connaisse les règles du jeu en la matière.
i&e accompagne l’ABM depuis 2004 dans ses actions de sensibilisation de la population à la démarche officielle du don d’organes. Cette démarche consiste à dire sa position sur le don à ses proches pour qu’ils en témoignent en cas de décès brutal. Il est important de rappeler que la communication aux proches prime sur l’utilisation d’une carte de donneur, qui n’a pas de valeur légale.
Le don d’organes c’est un sujet qui touche un tabou, celui de la mort. Un sujet généreux mais qui est difficile à aborder. La « minute » tranche avec les grandes campagnes de communication nationales que nous produisons tous les ans : c’est une action spécifiquement online qui cible surtout les publics qui ont généralement le moins de freins à envisager et à parler du don d’organes : les jeunes, les femmes et les CSP +. L’idée était de jouer sur des codes modernes, en étant didactiques mais aussi drôles et tendres, pour mobiliser des publics que le web peut, par ailleurs, facilement transformer en ambassadeurs du sujet, pour peu qu’on les équipe. D’où l’idée de ce petit film d’animation très simple, relativement « léger » par rapport au sujet mais qui explique tout en détails.
Ce film décline aussi un message que nous n’avions pas osé jusqu’ici. Il dit que parler du don d’organes finalement c’est assez simple, il faut juste prendre une minute. Ce message est ici possible parce que nous nous adressons à ces cibles « proches » du sujet. De la même manière, on peut plus facilement manier l’humour avec elles qu’avec la population générale.

CC : Pourquoi ce traité sous forme de dessin animé amusant ?
SLQ : Le choix de l’animation permet de raconter des situations graves tout en restant assez léger. Le personnage est représenté plusieurs fois en train de mourir mais comme c’est un personnage animé ça passe bien. Et puis il y a ce décalage de ton entre le texte qui dit des choses proches de la loi, la voix façon shadocks et l’image parfois franchement loufoque. Ca attire l’œil et l’oreille, ça donne envi de regarder jusqu’au bout et de faire tourner.
On a ainsi souhaité rentrer dans des codes qui marchent bien en buzz sur le web tout en étant respectueux de notre sujet.

CC : Pourquoi utiliser les médias sociaux comme relais de cette action ?
SLQ : Les médias sociaux sont des outils dont une large frange des publics à qui l’on souhaite s’adresser est adepte. On entre en interaction avec des réflexes d’information et de partage qui sont bien installés.
On s’est adressé aux blogueurs, twittereurs, groupes facebook qui sont en affinité avec notre sujet ou bien avec la façon dont il est traité (Ndr. l’utilisation de l’animation sur des sujets de santé est assez rare pour être soulignée !).
On leur a transmis l’information en fonction de leur « ligne éditoriale ». Certainement une des raisons pour laquelle notre vidéo se propage bien sur la toile…

CC : Une créa humoristique, un fort potentiel de reprise, voilà alors la recette miracle du buzz sur le net ?
SLQ : Le buzz ne se décrète pas. Certes la créa est très sympa, amusante et déclanche le sourire. Certes les lieux de reprise potentiels étaient relativement nombreux, avec un effet d’entraînement dû à toute une sphère de militants en faveur de la greffe qu’on avait déjà pas mal fédérée via facebook. Certes cette opération vient clore une année du don assez chargée en actions et en événements (le don de sang, d’organes et de moelle osseuse est grande cause nationale 2009).
Mais avant tout, on est dans le bon ton, un ton qui semble répondre à une attente. Ni dans la sensiblerie, ni dans l’ironie.
Cette action confirme le potentiel du web sur ce sujet et le fait que le don d’organes est un thème dont on n’a pas fini de faire le tour. C’est donc un essai transformé qui prouve qu’en dehors des grandes campagnes nationales, il ne faut pas hésiter à communiquer auprès de certaines cibles de façon plus spécifique et que le web est un très bon outil pour cela.

Pour en savoir plus…
Le site dédié à l’action « Une minute pour en parler »

Mais aussi…
Le groupe facebook « Le don, la greffe et moi »
Pour tout savoir sur le don, le prélèvement et la greffe d’organes en France, c’est ici.
Pour s’informer et agir en faveur de la greffe avec des témoignages de jeunes, c’est .
Pour mieux connaître l’Agence de la biomédecine, ses missions et ses actions, c’est ici.

Petite souris #3 : condamnation, réputation et consommation

Lundi 19 octobre 2009

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La vindicte

Cette semaine, le web s’est déchaîné contre Jean Sarkozy, suite à sa candidature à la présidence de l’EPAD :

>http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/vu_sur_le_web/20091014.OBS4603/internet_se_moque_de_jean_sarkozy.html


La déclaration

Jacques Seguela a prononcé une phrase-choc concernant le web sur le plateau de Laurent Ruquier, dénonçant l’impact qu’Internet peut avoir sur une réputation :

>http://www.accessoweb.com/J-Seguela-Le-Net-est-la-plus-grande-saloperie-inventee-par-l-homme_a5703.html


La confiance

Une étude menée par l’Ifop et l’agence interactive Nurun tend à montrer qu’internet est “le média le plus décisif dans le processus d’achat”, comme le résume Baptiste Roynette :

>http://www.baptisteblog.com/influence-processus-achat-decisions-nurun-ifop/

 

 

Blog Action Day 09 – Défi : 5 jours au bureau, 5 gestes écolos

Jeudi 15 octobre 2009

Pour le Blog Action Day, on a cherché ce qu’on pouvait raconter sur la communication responsable, le greenwashing, … et puis finalement on s’est dit : « qu’est ce que nous, à notre échelle, on est capable de faire contre le réchauffement climatique (et tout ce que ça implique) ? » Quels sont les petits gestes du quotidien qui feront avancer le schmilblick ?
Le terrain : 50 m2. Le nombre de participants : nos 15 collègues de l’open space. La période : 5 jours. Le défi à relever : adopter 5 gestes écolos. C’est duplicable, non ?

C’est parti pour notre top 5 des meilleurs gestes écolos au bureau, simples et pas prises de tête…

1) C’est le matin : pour votre café ou votre thé quotidien, optez pour un mug plutôt qu’un gobelet jetable. Vous avez sûrement un mug offert par votre grande tante qui traîne depuis des lustres dans un de vos placards, non ? Pensez écolo, ramenez-le au bureau !

2) C’est le midi : lors de votre pause déjeuner, si vous prenez à emporter, préférez des couverts que vous garderez et réutiliserez, et refusez le « kit » couvert en plastique donné avec votre salade (nous on est des filles, on prend que des salades à midi ;-) )

3) C’est le midi (bis) : à la fin du déjeuner, si votre bureau n’est pas équipé de poubelles de tri, les bouteilles en plastique ou les canettes du déjeuner, on les met de côté dans l’optique de les jeter dans la poubelle de tri (jaune pour les Parisiens) la plus proche. C’est une sorte d’où est Charlie qui a la jaunisse !

4) Matin, midi et soir : on opte pour un beau cahier d’école dans lequel on note toutes les choses importantes à faire, plutôt que d’imprimer les 300 mails de la journée. En plus, pour ce que l’on doit VRAIMENT imprimer, il y a la fonction « impression 2 pages/page », recto/verso, facile à programmer.

5) Enfin, c’est le soir : ok partir le dernier, c’est toujours frustrant et puis on a envie de courir vite commencer enfin sa soirée, MAIS, pensez à éteindre lampes, ordinateur, imprimante et photocopie de l’étage. De toute façon, il est 21h08, vous deviez être au resto (bio ? ;-) )à 20h30, alors 10 secondes de plus, c’est quoi ? Et votre implication écologique, vos amis qui poirautent, ils ne pourront pas vous le reprocher !

Alors voilà, ça c’est nos petits gestes, qu’on va essayer de continuer, d’améliorer et d’adopter. Et vous, c’est quoi vos gestes écolos-malins au bureau ou ailleurs ? On veut tout savoir et dans une semaine, un nouveau top 5 fera son apparition sur We are on. A vos green-coms !

Claire et Emilie, les green girls de We are on

Complètement mad de Mad Men…

Mardi 13 octobre 2009

mad men J’y viens sur le tard mais le phénomène Mad Men est enfin passé par moi et je me demande encore comment j’ai pu vivre sans… 2 saisons avalées en 48 heures, un état approchant de l’hystérie caractérisée à mesure de la diffusion de la saison 3 aux Etats-Unis, toujours pas accessible en VOSTFR (une honte si vous voulez mon avis…), des rêves de présentations de recos mixant mon propre univers professionnel et les références de la série (non je n’ai pas pitché pour American Airlines au début des années 60, Donald Draper si) : je suis en train de devenir mad (voire freak) de Mad Men.

Et c’est là où je me dis qu’ils sont forts quand même nos copains Outre-Atlantique. Trêve de chauvinisme, un peu de réalisme… Quand nous, nous produisons laborieusement un “Seconde Chance” digne d’un mauvais songe, eux, ils nous servent un petit bijou télévisuel proche de la perfection. Rien à comparer entre ces deux séries tellement le gap est grand… Alors ok bien sûr, la période décrite n’est pas la même et en cela, Mad Men a déjà pas mal de billes : le contexte sociétal, les costumes, Marylin et Jackie, les whiskys à toute heure de la journée, les sofas, les bars (et les bureaux !) enfumés, bref tout ce qui fait le charme des 60s – LA décennie de tous les fantasmes – contribuent grandement à l’excellence du show.

Mais au-delà, ce sont les personnages, qui comme dans toutes les séries américaines de référence (The Sopranos, Six Feet Under, The Shield…) nous “accrochent”, nous emportent et deviennent presque “nos amis”. J’avais prévenu, hein : FREAK.

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Don et ses mystérieuses fêlures, sa femme, si délicieusement séduisante et desperate à la fois, l’ambitieuse Peggy… : des personnages forts, qui nous livrent chacun leur propre histoire, petit bout par petit bout. Même Pete Campbell, médiocre petit arriviste en début de programme, à peine arrivé et déjà ronflant de prétention, parvient à nous toucher. Au moment de sa nomination comme “head of accounts”, il esquissera un petit pas de danse qui relève de l’ordre du génie. Et que dire du cadre, de cette géniale agence, Sterling-Cooper, indépendante jusqu’au bout des ongles, qui, mal conseillée, finira par se faire racheter par des Anglais tout sauf sexy ?

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“Mad Men”, c’est tout ça et bien plus : au final, un vrai petit chef d’oeuvre !

Alors comprenez mon désarroi quand nous, on nous ressort Sébastien (le mec de Laly dans Hélène et les garçons !), PDG de Broman & Barox, une agence française (sic) où les crêpages de chignons pas très passionnants des unes et des autres sont censées nous faire palpiter !!! Message personnel à Messieurs les producteurs de “Seconde chance” donc, mais aussi de “Joséphine ange gardien” et autres “Cinq soeurs” : si vous pouviez un peu relooker nos écrans, on vous en serait bien reconnaissants !

Petite Souris #2 : anti-trocs, anti-drogues et anti-blogs

Lundi 12 octobre 2009

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La transparence

Ca y est, les premières législations sur les rémunérations des blogueurs font leur entrée outre Atlantique. En effet, les médias sociaux sont “devenus un acteur important dans le monde de la publicité”, comme l’affirme Richard Cieland, directeur adjoint du service des pratiques publicitaires de la FTC :

>http://www.slate.fr/story/11241/bloggeurs-amendes-FTC-publicite-etats-unis-sponsors


La prévention

L’INPES  a lancé la semaine dernière une campagne de prévention contre les drogues. En plus des spots TV et radio, elle a déployé un dispositif web basé sur des sites d’information-prévention, un module de jeu, et trois films viraux :

>http://www.inpes.sante.fr/index2.asp?page=30000/actus2009/030.asp


Module de jeu par l'Inpes

 

Le mythe

Samuel Morillon, Directeur général de Cybion, société d’intelligence économique sur le Net, s’est attiré les foudres d’une partie du web communiquant français en présentant internet comme un vivier à discours négatifs pour l’entreprise. L’article original, paru dans Les Echos et sur lesechos.fr :

>http://www.lesechos.fr/info/analyses/020162406464-une-minorite-fait-l-opinion-sur-le-web.htm


 

 

From Tokyo to Paris (9ème)

Jeudi 8 octobre 2009

logo uniqloVous n’avez pas pu y échapper, c’était l’événement mode de la rentrée dans la capitale : après avoir ouvert une (toute) petite boutique-test au Centre commercial « Les 4 Temps » à La Défense en 2008, un magasin éphémère dans le Marais, et un shop-in-shop chez Colette il y a quelques semaines, Uniqlo prenait ses quartiers la semaine dernière à Opéra… Et tenez-vous le pour dit, le géant japonais compte bien faire de son tout nouveau flagship store un véritable temple européen du easy-to-wear. Zara et Gap n’ont qu’à bien se tenir donc… D’autant qu’à lancement exceptionnel, communication exceptionnelle !

Uniqlo a ainsi bien fait les choses en placardant dans tout Paris – et ce en pleine fashion week – quelques visages hypeux au possible et triés sur le volet : Emmanuelle Seigner, Mathieu Kassovitz, Sébastien Tellier, Nadège Winter, Hafsia Herzi et la charmante Léa Seydoux à qui les frontières ne font pas peur puisqu’elle avait déjà officié ici pour American Apparel.

stars uniqlo

Act global… talk local ! Audacieuse, l’approche d’Uniqlo consiste en un parallèle tout trouvé entre sa propre implantation dans la capitale et la mise en avant de ces quelques personnalités parisiennes – de naissance ou d’adoption – ainsi que leur ancrage parisien.

Voilà ce que cela donne, peu ou prou, en termes de catchline :

Léa, Paris 3ème depuis 2004 Uniqlo, Paris 9ème à partir du 1er octobre 2009

léa

Photo : © www.retail-distribution.info

Après Transavia et ses slogans personnalisés arrondissement par arrondissement, c’est donc à la marque japonaise qui buzze de jouer la carte de l’ultra-local : un positionnement très ciblé… Les consommateurs n’ayant pas le loisir de vivre à Paris s’y reconnaîtront-ils ? La question ne se pose peut-être pas pour l’instant pour les dirigeants. Tadashi Yanai, président de Fast Retailing (qui possède Uniqlo mais aussi Comptoir des Cotonniers et Princesse Tam-Tam) indiquait à la presse la semaine dernière vouloir à terme déployer “cinq à dix boutiques” Uniqlo “de grande taille”… Toutes… A Paris !

Lily Allen : Hadopi m’a tuer

Jeudi 1 octobre 2009

lily-allenOn le sait, le monde se divise en deux groupes : il y a ceux qui téléchargent et ceux qui ne téléchargent pas. Entre ces deux camps, le néant, ou plutôt une foule d’internautes mélomanes qui passe sans cesse de l’un à l’autre. Dommage qu’ils soient quasi-systématiquement associés au camps des “téléchargeurs” car selon IPSOS, ceux qui téléchargent sont aussi ceux qui achètent le plus de musique légale. Mais bon, passons là-dessus. Pour ma part, je fais allègrement partie des “gentils pigeons”, c’est-à-dire qu’à part un ou deux titres de Britney téléchargés il y a 4 ans et demi, j’achète toute ma musique.

En période Hadopi, le clivage est quasiment devenu pour ou contre la musique. Ou a entendu beaucoup d’artistes, et pas ceux sur lesquels on aurait envie pleurer, accusant les méchants téléchargeurs de faire du mal aux gentils producteurs de disques et aux encore-plus-gentils musiciens qui crèvent la dalle. La moralisation du débat est d’ailleurs à mon sens symptomatique du retour à une économie des Bisounours, où la situation actuelle est vue à travers un prisme gentils / méchants, l’idée étant bien sûr que les méchants (re)deviennent gentils grâce à des valeurs comme le civisme, hautement bisous-compatibles. Mais bon, cela mériterait un billet à part.

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