Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Mondial de foot 2010, tous engagés (on et off line) !

Vendredi 25 juin 2010
Droit au but

source OIT

« Droit au but », « 1But », « Carton rouge »… ne vous y trompez pas ce ne sont pas les derniers souffles de supporters en déroute devant leur équipe nationale !

Si la Coupe du monde est le rendez-vous des spots publicitaires des géants de l’équipement sportif  et des champions du fast-food, c’est aussi une vitrine exceptionnelle pour de nombreuses ONG et institutions engagées.

Le foot c’est « le collectif avant tout » (paraît-il…). La Coupe du monde est donc l’occasion de rassembler la communauté internationale autour de grandes causes caritatives. Interpeller, dénoncer, mobiliser… au service de chaque cause un message, au service de chaque cause une campagne imaginée. Vidéos, affiches, évènements… tout est bon pour rappeler à chacun ses responsabilités.

footballeur "droit au but"

source OIT

Quelques jours avant le coup d’envoi de la Coupe du monde, l’OIT (Organisation internationale du travail) a lancé la campagne « Droit au but : éliminons le travail des enfants », à l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants. Aujourd’hui « 215 millions d’enfants sont au travail pour leur survie. L’éducation et le jeu sont un luxe pour eux » (Juan Somavia, Directeur général du Bureau international du travail). La FIFA s’est associée à l’initiative « Carton rouge au travail des enfants ».  Des stars du football ont posé brandissant un carton rouge à la main pour apporter leur soutien, dont Robson de Souza (Robinho pour les amateurs du ballon rond), membre de l’équipe brésilienne (pour les non amateurs).

Dans le même esprit… et pour une cause voisine, la campagne mondiale pour l’éducation, « 1BUT », interpelle les dirigeants mondiaux sur leurs engagements pour 2015 dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement (des Nations Unies). L’initiative est soutenue par tout l’univers du football, footballeurs, supporters, des organisations de la société civile, des entreprises… La Reine Rania Al-Abdullah la co-préside. Cette campagne rappelle à chaque instant que 72 millions d’enfants sont privés de toute chance d’aller à l’école. Des personnalités se prêtent au jeu de la photo… et une nouvelle fois Thierry Henry fait usage de sa main (pour la bonne cause !).

1But

capture d'image du site www.join1goal.org


Brothersforlife

bannière de la campagne "Brothers for life"

Le mondial du foot est également l’occasion de mettre les projecteurs sur l’Afrique australe et de sensibiliser la population locale et le monde entier au fléau du VIH. Conçue par l’ONG Johns Hopkins Health and Education, la campagne médiatique « Brothers for life » (« Frères pour la vie ») sensibilise les hommes de la région. Elle s’attaque également à la violence sexuelle contre les femmes. Une série de messages publicitaires sont diffusés pendant la Coupe du monde. Elle rassemble de nombreuses personnalités du monde sportif telles le footballeur sud-africain Teko Modise, le capitaine de l’équipe sud-africaine de rugby John Smit ou bien encore Patrice Evra et Lionel Messi (respectivement, pour les non initiés, du Manchester United et du FC Barcelone).

Enfin, Greenpeace n’a pas raté l’actualité pour porter au grand jour l’un de ses combats historiques, celui de la déforestation.
La déforestation détruit toutes les 2 secondes une superficie de forêt équivalente à un terrain de football…

A Small World, bienvenue chez les Happy Few

Vendredi 18 juin 2010

L’expérience fut si forte qu’il m’aura bien fallu 3 mois avant de pouvoir en parler…Mais, le temps est venu, je crois,  de vous raconter ma folle journée du 20 mars…


A Small World


Le 20 mars, donc, tel Jack, j’ai eu 24h chrono pour pénétrer le cercle si fermé de ASW (A Small World, le réseau social des happy few)…

Frénétiquement je me suis donc connectée grâce aux codes d’un ami d’un ami d’un ami d’un ami…

Et là, stupeur : aucune trace de Brad, mais un réseau social somme toute assez classique : un réseau d’amis, une messagerie, des alertes « birthday »…

Au-delà, quelques fonctionnalités intéressantes :

-       des cityguides (super utiles si tu cherches une villa à St Barth pour l’été),

-       un espace de troc et d’échange de yachts et autres objets du quotidien, leboncoin du riche pour faire simple

-       des forums (business, tourisme…) non modérés, mais, pas franchement besoin,  on est entre gens bien


Le tout égayé par de classieux bandeaux de pub : palace, diamants, voiture à 100 000 boules… Facile quoi !


Et on fait comment pour faire partie de ASW ? Alors là, rien de plus obscure, il faut être coopté par un membre superactif sur la base de critères non explicités… De toute façon, avec 300 000 membres, ASW se déclare au complet…

Madonna avant / après Photoshop

Vendredi 4 juin 2010

Tout aurait commencé par une fuite de photos non retouchées lors d’une campagne pour Louis Vuitton en 2008… Pour celles et ceux qui rêveraient encore de ressembler aux égéries de magazine, la crème de beauté Photoshop fait des miracles !

Madonna photoshop

Les juniors à la conquête de Foursquare

Mercredi 2 juin 2010

Quand Louis Vuitton investit Foursquare outre-manche c’est toute la twittosphère française qui se pâme. Effet papillon. Plus sérieusement à quoi sert FourSquare ? Disons-le clairement : l’application pour mobile est d’ores et déjà d’utilité publique.

Dans la com, FourSquare est le nouvel outil de reconnaissance pour stagiaire ou apprenti. Foursquare a intégré la panoplie du Junior in, le-seul-le-vrai, celui qui travaille activement à son avenir. L’espace d’un instant, il suscite l’admiration, la peur, l’incompréhension, l’engouement des collègues (un peu ou beaucoup) plus vieux pour qui le « web 2.0 », expression paléolithique, avait déjà fait l’objet d’un douloureux apprentissage (« tu sais, sur Internet tu perds le contrôle de ton message »). Durant ces minutes, il est extra-ordinaire…

Avec Foursquare, il suffit de quelques clics bien sentis, quelques bons “check-in” pour devenir quelqu’un : être le mayor ! Sachez reconnaître la DIF (Dilatation Intérieure de la Fierté) du stagiaire/junior/esclave qui vient enfin de conquérir une nouvelle citadelle à la force de son poignet. Il faut avoir vu la rage, cette bave qui lui monte aux lèvres quand on lui apprend sa destitution par son homologue geek du quatrième étage. Celui qui n’est rien dans l’organigramme des agences par temps de crise en devient un représentant à part entière – et le plus tendance. Foursquare, nouveau tremplin pour Rastignac ? N’exagérons pas. Seulement l’impression de faire partie de quelque chose, d’appartenir à une communauté d’élus. Foursquare est au marketing mobile ce que le Parti était à la Révolution. Tutoyer les plus grands experts du géomarketing et du buzz pour adolescents… Quelle récompense !

Revers de la médaille ? Foursquare a tout de la néopointeuse. Le check-in compulsif, nécessaire habitude monomaniaque de celui qui veut rester le Federer Söderling de la géolocalisation, a sa contrepartie : être flicable à tout moment… DRH, manager apprenez vous aussi à utiliser ce magnifique outil d’optimisation du temps de travail de votre main d’œuvre. Répétons-le, Foursquare est déjà d’utilité publique.

Quand la basse couture s’adonne à l’inspiration “libre” en 2010, ça donne ça

Lundi 24 mai 2010

Il y a deux jours, je découvre sur le blog de Betty un article au titre intrigant : “Zara, we have a problem”.

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, Betty, qui officie depuis un bon moment déjà (3 ans pour être précise), est ce qu’on pourrait appeler une blogueuse “street-style” ou “self-style” puisque la demoiselle offre chaque jour un aperçu de ses looks, divers et variés. Look de jour, look de nuit, look casual ou sophistiqué, look pas cher ou dispendieux, bref, chez Betty, il y en a pour tous les goûts ! Les photos sont sublimes et impressionnantes de technique, l’auteur pourrait être mannequin et l’allure générale (du blog comme de sa créatrice) globalement plutôt audacieuse.

Régulièrement classée dans les “best blogs ever” de la presse féminine, cf ici, Betty n’a pas changé de cap depuis 3 ans. Je ne connais pas la jeune fille personnellement mais je la suis régulièrement et au fil des mois, il me semble que sa simplicité teintée d’un zeste de folie (vestimentaire of course, je ne me permettrais pas de dépasser ce cadre de pensée) est toujours là et bien là. Ce qui a changé depuis les débuts, c’est certainement l’affluence / l’influence. La communauté de Betty, c’est quand même plus de 32 000 fans sur Facebook, 10 000 followers sur Twitter et des centaines de commentaires à chaque billet posté. Bref, Betty est un peu une star de la blogosphère mode…

Et qui dit star, dit convoitises manifestement puisque voilà que la charmante Betty semble avoir été copiée dans les grandes largeurs par le géant espagnol Zara himself ! Les deux photos ci-dessous sont éloquentes (je précise que la photo originale de Betty sirotant son soda a été postée sur son blog le 27 juillet 2009 et que le tee-shirt est en vente chez Zara en ce moment même)…










Alors évidemment, ce n’est pas un scoop, Zara, Mango H&M et autres ont fait leur beurre en copiant, pas trop mal il faut le reconnaître, tout et tout le monde depuis des années. Il y a quelques temps, je rédigeais mon mémoire de fin d’études qui avait pour objet la démocratisation de la mode précisément et m’étais intéressée de (relativement) près à ces enseignes. Leur stratégie à l’époque était limpide : proposer un modèle ostensiblement inspiré d’un créateur, en faire de manière logique un best-seller et le reproduire rapidement en cas de succès phénoménal. En 2004, Zara produisait ainsi une blouse noire “inspirée” de la collection de Tom Ford pour Yves Saint Laurent et en inondait son réseau. Très vite, le modèle était épuisé, les clientes se battaient presque et Zara, grâce à son circuit de production très court, reproduisait le modèle en un tour de main. Ces magasins, ces Zara et assimilés, incarnent définitivement l’esprit de la démocratisation de la mode, contre une mode élitiste. Le vêtement y est désacralisé, la mode dédramatisée. Le luxe et la grande distribution peuvent enfin faire bon ménage. Youpi…

Ce qui est plutôt neuf, en revanche, c’est la cible de l’affaire. Jusqu’à présent, ce sont Saint Laurent, Dior (petite digression : qui peut bien encore adorer Dior ?), voire d’autres marques moins inaccessibles type Agnès B., ou A.P.C. qui étaient copiées. Aujourd’hui, c’est donc une blogueuse, certes influente – mais qui, d’après ce que je sais, ne vit pas de sa passion précisément – à qui on “emprunte” sans contre-partie une certaine vision de la mode. Sur le principe, je suis scandalisée.

Alors, certes, au global, les tendances viennent la plupart du temps des individus eux-mêmes. Il semble donc logique et certainement même inéluctable que les stylistes s’inspirent de la rue. Les couturiers n’inventent plus la mode, c’est un euphémisme. Il serait peut-être exact de considérer que loin même d’en être les inspirateurs, ils en soient finalement de simples interprètes. Le sociologue Guillaume Erner dans son génial “Victimes de la mode ? Comment on la crée, pourquoi on la suit” exprimait une idée qui me semblait très juste, en ces termes : “Les véritables fashion victims ne sont pas celles auxquelles on pense : les couturiers comptent probablement parmi les premières victimes de la mode”.

Au final, on ne peut que regretter ce qui deviendra certainement un cas d’école. Car aujourd’hui, manifestement, c’est Betty la victime. Et la marque dont il est question écorche salement la notion de création au passage.

Heureusement, d’autres – on pense à André bien sûr et à sa collection “Quand les blogueuses s’en mêlent” – jouent le jeu du web et engagent de VRAIES collaborations avec les blogueuses mode.

@ Zara, une idée à copier peut-être ?

J’ai participé au LOL Project !

Lundi 17 mai 2010

Le projet quoi ? Le LOL Project (comme Laughing Out Loud), c’est le projet artistique lancé par le photographe de mode David Ken. L’idée ? Saisir l’éclat de rire des participants, ce moment de lâché prise totale où, certes, notre image nous échappe, mais qui est aussi le moment où nous sommes certainement le plus nous mêmes. L’objectif ? Une frise de 1 000 photos d’hommes et de femmes de tous âges, en train de rire. Sympa non ?

© David Ken

© David Ken

Ce qui est intéressant, au-delà de l’aspect artistique, c’est que la notoriété de ce projet s’est faite essentiellement sur les réseaux sociaux : Facebook (seul moyen d’inscription pour participer au projet), Twitter et les blogs : un certain nombre de blogueurs à fort trafic ont été pris en photo en train de LOLer et ont écrit des billets sur leurs blogs respectifs pour raconter leur expérience (exemples parmi tant d’autres : , et ici).
C’est d’ailleurs par ce biais que j’ai entendu parler du projet, heureusement avant que la page Facebook n’atteigne 7 442 fans (!), comme aujourd’hui, ce qui m’a permis d’être recontactée pour être photographiée.

© David Ken

© David Ken


Alors voici quelques jours, je me suis rendue dans le studio de David, situé à Paris. Et pendant 20 minutes, grâce aux talents de ce personnage très charismatique et très sympathique, j’ai ri. Comment ? Ça on ne peut pas le dire, car c’est aussi la surprise et l’étonnement qui provoquent le rire. Mais c’est un vrai moment de détente et de bien-être.

Et après, restent la joie de ce secret bien gardé, de cette expérience inédite et d’une photo de soi originale et sympa (et cet égo Emilie, comment ça se passe ?).


D’ailleurs, ça fait des jaloux, puisqu’Eric qui tient le blog L-tZ a créé le pastiche « Pas encore LOL Project », pour tous les déçus qui n’ont pas encore pu se faire photographier !

Pas encore LOL project

Pour l’instant, LOL c’est un projet personnel et bénévole de David Ken, mais on imagine très bien les déclinaisons pour les marques, autant en com’ externe qu’en com’ interne. Alors, qui sera le premier à se saisir de ce buzz ?

Dans la peau de…

Lundi 3 mai 2010

Quand l’expérientiel se décline au travers d’une campagne choc du Samu Social pour dénoncer le quotidien des sans-abris.

Sur danslapeaudunsansabri.com, découvrez en temps réel 24h00 de la vie d’un sans abris via une caméra intégrée dans la monture de ses lunettes.

Une expérience bouleversante pour un excellent concept qui se clôt, lorsque l’on veut sortir du site, par un message qui continue à nous projeter dans la réalité :  «  Désolé, sortir de la rue est beaucoup plus difficile ».

De la folie du web littéraire (ou De ma ringardise absolue)

Jeudi 15 avril 2010

Je ne le cache pas, j’ai un côté très vieille France dans mon rapport à la lecture, et derrière cela, dans mon rapport à la littérature. Pour lire, j’aime les ambiances feutrées et les détails : le secrétaire, la cheminée, les pages qui craquent… J’aime l’objet et son essence : l’odeur, la couleur du livre, la bio de l’auteur, le titre, bien sûr. Le titre fait tout, en tout cas beaucoup. L’auteur aussi : Emmanuel Carrère me bouleverse, Jean-Philippe Toussaint a écrit à peu près tout ce que j’ai lu de meilleur ces derniers temps. Ce que je n’aime pas et n’aimerai jamais, définitivement : le concept de quatrième de couverture, Nicolas Rey, Lolita Pille, les bandeaux de chez Stock avec les auteurs qui posent tels des mannequins. Trop people.

Il faut vivre avec son temps, comme disait l’autre. Certes, je veux bien en convenir. Et hormis la lecture (sujet sensible), je suis plutôt ce que ma grand-mère aurait appelé « une jeune fille bien dans son époque ». NB : à différencier de « bien sous tous rapports ».

Mais j’assume et me fous relativement de ne pas être tendance (ou moderne), si tendance (ou moderne) signifie cautionner de véritables aberrations, à la limite du terrorisme littéraire.

Je m’explique : il y a quelques semaines, je découvre ici que deux jeunes Américains – « autoproclamés ambassadeurs de la « génération Twitter » – ont fait plus fort (et plus naze) que ma mère et son langage SMS à tout-va (au moins, ma mère est drôle) : à savoir, retranscrire 75 « chefs-d’œuvre de la littérature » en vingt tweets chacun… Je crois mourir. Si la notion de chef d’œuvre est ici toute relative, allant de Da Vinci Code (sic) ou Twilight (sic, le come-back) à L’Etranger ou Hamlet, on peut globalement dire en tout cas que le choc des cultures n’a pas l’air de faire peur à nos amis Emmett et Alexandre. Je ne me lancerai pas dans une critique de cet ouvrage que je n’ai pas lu. J’en ai parcouru hier quelques pages et il m’est littéralement tombé des mains. A la décharge des auteurs, j’ai lu quelque part que la VF est affligeante versus la VO, pas si mal pensée. Cela étant, comme nous disent Les Inrocks : « (…) Comment comparer les premières phrases magistrales de L’Etranger à ce médiocre “Maman morte. Sais plus si c’était aujourd’hui ou hier” ? ». Comment, oui, c’est une vraie question.

Deuxième actu de choc, et je pèse mes mots : alertée il y a quelques jours par Valérie, je découvre, ahurie, la réaction de Jean-Claude Derey, auteur publié chez Alphée, à la chronique littéraire de Cynthia qui, ouh la vilaine, a eu la malhonnêteté intellectuelle de révéler sur son blog qu’elle n’avait pas aimé son dernier livre, « Papoua ». Je vous la fais courte hein, la critique est nettement plus argumentée. Nettement moins argumentée, en revanche, consternante au plus haut point, et scandaleusement insultante, la réponse de JC Derey sous forme de mail que Cynthia reproduit sur son blog : « Votre critique de Papoua est le juste reflet de vos limites que vous projetez avec une absence d’humour et de finesse d’esprit. Apprenez donc d’abord à vivre, puis à lire. Et enfin à écrire. Les chiens de la steppe mongole hurlent avec plus d’élégance que vous. Vous dîtes ce que vous pensez. Mais pensez vous vraiment ? Vos mots sont bulle de savon qui vous donnent l’impression d’exister et qui crèvent au premier vent du large. J’accepte la critique quand elle est constructive mais pas les lallations et gazouillis de pétasses. Bien à vous, JCD ».

Il y a une suite. Et oui, l’auteur a envoyé de nouvelles amabilités à notre pauvre blogueuse, certainement et à juste titre abasourdie. La maison d’édition a mis son grain de sel. Bref. L’événement ouvre très certainement un grand débat sur la place et le rôle des blogueurs littéraires.

Mais pour revenir un instant sur le fond, le blogueur – et d’ailleurs la plupart des blogueurs littéraires que je connais se présentent de cette manière -, avant de partager son ressenti, ses émotions, ses déceptions, avant d’être un « critique » donc… le blogueur littéraire est avant tout un lecteur. Et pour en revenir à mon côté vieille France, pour moi, la littérature, c’est avant tout une question de respect : le respect de l’œuvre, le respect de l’écrivain… et le respect du lecteur ! En cela, je suis absolument accablée par l’attitude de l’auteur. Pour poser une nouvelle question qui restera ouverte : comment est-ce possible ?

Bon et pour finir, une bonne nouvelle, l’endroit est vraiment trop sublime pour que je me prive d’en parler : le Bon Marché vient de transférer sa librairie du sous-sol du magasin au dernier étage. Sous la magnifique verrière, l’espace, rebaptisé « la maison d’édition », propose un dédale de bibliothèques comme je les aime. On s’y perd volontiers… un petit goût de reviens-y pas complètement désagréable, si vous voulez mon avis !

8, Le temps presse!

Mercredi 3 mars 2010

Huit réalisateurs de renom, Abderrahmane Sissako, Gael Garcia Bernal, Jane Campion, Gus van Sant, Gaspar Noé, Jan Kounen, Wim Wenders et Mira Nair ont réalisé « 8, le temps presse! » : 8 courts métrages, un chiffre symbolique pour soutenir les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Chacun avec une approche particulière de l’image et du récit illustre les 8 combats engagés par 191 pays membres des Nations-Unies en septembre 2000. Gus Van Sant filme un skateboarder pour sensibiliser à la mortalité infantile, Jan Kounen plonge au fin fond de l’Amazonie, Wim Wenders nous emmène dans une régie TV pour un montage inhabituel d’un sujet sur l’avancement des Objectifs du Millénaire et illustre la nécessité d’un partenariat mondial pour le développement.

Les films peuvent être visionnés sur You tube : ici

Le prochain sommet destiné à passer en revue les progrès réalisés vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement avant l’échéance de 2015 aura lieu du 20 au 22 septembre 2010. Ban Ki Moon, Secrétaire général des Nations Unies a appelé les dirigeants des Etats membres à y participer. D’ici là, chacun peut agir via la plateforme http://www.letempspresse.org


Un petit rappel des Objectifs du Millénaire pour le développement, vraiment au cas où ;-)

  1. Réduire l’extrême pauvreté et la faim
  2. Assurer l’éducation primaire pour tous
  3. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomie des femmes
  4. Réduire la mortalité infantile
  5. Améliorer la santé maternelle
  6. Combattre le VIH/ Sida, le paludisme et d’autres maladies
  7. Préserver l’environnement
  8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement


Search en temps réel : bienvenue dans l’ère du “friendsourcing”

Mardi 2 février 2010

L’un des pronostics les plus partagés en ce début d’année, par exemple ici ou soyons fous et allons jusqu’aux US, , concerne l’essor du web en temps réel.

En octobre dernier, le web en temps réel – dont les représentants les plus médiatiques sont Twitter et Facebook, a bénéficié d’un gros coup de projecteur quand Microsoft a annoncé que Bing allait indexer les gazouillis de Twitter dans une URL spécifique. Peu de temps après, Google a emboîté le pas au géant de Redmond, intégrant les tweets sur les trendy topics du jour en tête des pages de résultats. Ce qui donne ceci (ils sont forts ces Américains, on aurait presque envie de pleurer en regardant la vidéo tellement la musique est mélodramatique) :

Mais que faire exactement de cette tendance, et quel est son impact sur les marques ? Essayons d’y voir un peu plus clair.

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