Le mardi 5 mai dernier, l’agence i&e accueillait l’association VeilleLab pour le lancement de sa nouvelle formule, regroupant une cinquantaine de professionnels de la veille autour du thème « Enjeux et paradoxes de l’e-réputation ».
Hugo Cousin, consultant digital chez i&e ON et membre fondateur du VeilleLab est à l’initiative de ce projet..
• Hugo bonjour… Tout d’abord, qu’est-ce que le VeilleLab ?
Le VeilleLab est un réseau de professionnels de l’information né il y a cinq ans, rassemblant plus de 250 experts de la veille, des médias sociaux et de l’influence en France dans un cadre informel. Après une année 2010 riche en événements (une dizaine) et nouveautés (4 nouvelles régions), nous avons souhaité donner de l’ampleur au mouvement en organisant un événement permettant des échanges à plus forte valeur ajoutée pour l’ensemble de ses membres.
• Pourquoi avoir choisi “Enjeux et paradoxes de l’e-réputation” comme thème de ce premier séminaire ?
Parce que nous pensions qu’il s’agit là d’un thème porteur et original, étant donné les forts enjeux de réputation auxquels sont confrontés les individus et organisations sur Internet. Parce que les experts de ces domaines sont tous à la recherche de lieux pour échanger, discuter et faire avancer les pratiques de e-réputation. Enfin parce que au delà des enjeux, c’est l’analyse des paradoxes qui fait avancer une profession, surtout quand elle est en plein essor.
• Quel était le public de ce premier séminaire ?
La volonté du VeilleLab est d’ouvrir le débat à tous les acteurs du monde de l’e-réputation : experts en médias sociaux, professionnels de l’intelligence économique, responsables marketing, chargés de veille… Plusieurs consultants d’agences avaient fait le déplacement (Spintank, Human, Performics, Scanblog, Netscouade), mais également des représentants de solutions de veille (Digimind, Iscope, TrendyBuzz), d’entreprises (La Poste, Ministère de la Défense, de l’Environnement, Total, Chambre de commerce), d’organismes de formation (EGE, Icomtec) ou encore d’indépendants venus parler de leur domaine d’expertise.
• Que retiens-tu des différentes interventions ?

Christophe Asselin (voir la présentation), de l’éditeur Digimind, a axé son discours sur les évolutions techniques du marché de la veille durant ces dernières années. S’appuyant sur les retours d’expérience de ses clients, il a évoqué les enjeux de « sourcing », de production, d’organisation et de mise en place de stratégies basées sur l’identification de parties prenantes et alimentées par les plateformes de veille. Christophe a terminé son intervention en faisant un focus intéressant sur l’intégration de la veille dans les systèmes de gestion de la relation client (eCRM).
Serge Delile (voir la présentation), du Groupe La Poste, a fait part de son expérience dans la mise en place d’une stratégie d’e-réputation dans une grande entreprise. Il a confié quelques cas de détournements, rumeurs et décalages informationnels auxquels s’est vu confrontée La Poste et précise de quelle manière ils ont été gérés. Puis l’expérience fût contée de bout en bout, de la démarche de veille d’opinion engagée par ses équipes trois ans auparavant jusqu’à la réalisation d’une matrice d’analyse de la e-réputation diffusée en interne.
Enfin, j’ai pris la parole (voir la présentation) afin de partager avec l’audience une analyse approfondie
des pratiques de la profession. Je me suis attaché à questionner le marché sur des questions de méthodologie, d’analyse comme de stratégies à mettre en œuvre concrètement au sein des organisations. Mon intervention s’est finalement basée sur deux idées clés : l’intégration nécessaire de la e-réputation aux sein des matrices globales d’évaluation de la réputation des entreprises et le besoin imminent de clarification des pratiques d’e-réputation par les agences et éditeurs auprès des annonceurs.
• Quelles seront les prochaines actions du VeilleLab ?
Le VeilleLab se développe à grande vitesse. En 2011, nous souhaitons renforcer la cohésion du réseau en regroupant pour la première fois les représentants des différentes régions, asseoir la légitimité du réseau en le dotant de statuts juridiques et bien entendu reconduire le format « séminaire » par l’intermédiaire de membres à même d’héberger la prochaine session autour d’une nouvelle thématique.
Un objectif nous habite donc : plus qu’un réseau, faire du VeilleLab un laboratoire d’idées reconnu !
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