On a tous lu un jour un roman de gare. Si mauvais qu’il en devient bon. Dans cet esprit-là, le must, c’est quand même sans conteste la célèbre maison d’édition Harlequin. Trente ans l’année dernière, cette collection n’a pas pris une seule ride et sur le site Internet dédié (marchand – les chefs d’œuvres proposés ne l’étant qu’en hypermarchés ou par correspondance), on va même jusqu’à nous parler de « 30 ans d’amour, de passion et de rêve ». J’adore.
On y apprend également qu’en France, un Harlequin se vend toutes les 3 secondes. C’est marrant parce que ce matin, en venant à l’agence, je suis passée devant une entreprise de sécurité qui essayait de faire son beurre en clamant en devanture « En France, un cambriolage toutes les 3 secondes ! ». Décidément il s’en passe des choses en France, toutes les 3 secondes : une effraction et l’acquisition hautement symbolique d’un roman d’amouuuur. On est à peu près au même niveau d’adrénaline, je suppose.
Et de l’adrénaline, si vous en voulez, je vous conseille vivement de participer aux bientôt célèbres… Harlequinades 2009. Un événement majeur qui consiste tout simplement à monter « un groupe d’étude qui interrogerait les romans Harlequin en tant que reflet de la société ». L’idée n’est-elle pas terriblement, voire prodigieusement excitante (sociologiquement parlant, j’entends) ?
Découvert sur le mythique blog de Fashion, le concept déchaîne déjà la blogosphère littéraire. 124 commentaires sur le billet annonciateur, une quarantaine de blogueurs participants et un Netvibes créé pour l’occasion… Un vent de folie (ou devrais-je dire de volupté ?) souffle sur le web littéraire ! Résisterez-vous à la tentation… ?
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