Chat échaudé craint l’eau froide :
Malgré le (very) bad buzz, Slate estime réussie la campagne “Mon Minou Tout Doux”. En effet, celle-ci atteint les (très) jeunes filles de plein fouet.
> http://www.slate.fr/story/37993/pub-minou-veet-campagne-filles
Ca y est, les premières législations sur les rémunérations des blogueurs font leur entrée outre Atlantique. En effet, les médias sociaux sont “devenus un acteur important dans le monde de la publicité”, comme l’affirme Richard Cieland, directeur adjoint du service des pratiques publicitaires de la FTC :
L’INPES a lancé la semaine dernière une campagne de prévention contre les drogues. En plus des spots TV et radio, elle a déployé un dispositif web basé sur des sites d’information-prévention, un module de jeu, et trois films viraux :
Samuel Morillon, Directeur général de Cybion, société d’intelligence économique sur le Net, s’est attiré les foudres d’une partie du web communiquant français en présentant internet comme un vivier à discours négatifs pour l’entreprise. L’article original, paru dans Les Echos et sur lesechos.fr :
Avez-vous entendu parler de la campagne récente du National Health Service de Leceister (UK) visant à dissuader les adolescentes de devenir mamans (on dit aussi « filles mères ») ?
Il est vrai que le nombre de grossesses adolescentes en Europe ne cesse d’augmenter depuis 2001 et que l’Angleterre, en tête de peloton (1 bébé sur 10 a une maman ado) a apparemment de bonnes raisons de s’en inquiéter et de vouloir faire bouger les choses.
Ce qui interpelle tout particulièrement ici concerne les moyens mis en œuvre, à savoir, le choix du discours et de son expression.
Il s’agit d’un film de 40 secondes fait pour le web. Tourné à la manière d’un film amateur pris depuis un téléphone portable, c’est cru, saccadé, essoufflé et capitalise clairement sur l’effet « électrochoc ». Scénarisé a la manière des bagarres filmées des cours de récré, l’événement dont nous sommes témoin (bien malgré nous) s’avère être quelque chose d’encore bien pire. La violence et l’impudeur de ce spot m’a laissée perplexe et à ce stade, tout ce que cela m’inspire est une volée de questions ; et peut-être si je creuse, un soupçon d’indignation…
Est ce que pour faire buzzer tous les coups sont permis ?
Est ce que terroriser les adolescentes va leur permettre réfléchir avec maturité ?
Est ce que la seule recherche de l’efficacité ne présente aucun risque à plus long terme ?
Au-delà de l’image de la grossesse adolescente, ce film ne dénigre-t-il pas plus globalement le monde des adolescents ?
Est-ce que faire peur avec la vie n’est pas un non sens total ?
Et finalement, est ce que le scandale n’est pas une parade facile lorsqu’on manque d’inspiration ?
Ou est ce que je suis en train de devenir complètement réac ?…