Archive pour le mot-clef ‘hype’

Le geek, c’est chic

Lundi 18 mai 2009

J’aurais bien aimé que ce jeu de mots vienne de moi, mais rendons au geek ce qui appartient à César, c’est le titre d’un article de Slate qui a attiré mon attention sur une tendance de fond : le geek est à la mode. Oui madame, le geek (à prononcer <guique>), celui aux lunettes improbables, le moche qu’on ne regardait pas en classe, le “heureusement qu’il est intelligent le pauv’ garçon”, celui-là même est devenu hype !

Mais attention, le geek n’est pas un no-life, qui, comme son nom l’indique, n’a pas de vie. Le geek est un mélange subtile de maladresse sociale et d’intelligence technique. D’accord, mais qui me direz-vous ? Mais ils sont partout ! De la geekette autiste (oui parce que le geek a son féminin) Lisbeth Salander, l’héroïne géniale du Millénium de Stieg Larson, à la bonne-copine-un-peu-faire-valoir type  Ugly Betty. Et IRL comme ils disent (in real life) ? Et bien, par exemple, Camélia-Jordana de la Nouvelle Star est une geekette icônique – pardonnez la référence culturelle.

Camelia-Jordana, de la Nouvelle Star

Camelia-Jordana, de la Nouvelle Star

Admirez les lunettes, que vous n’auriez pas portées au collège même si on vous avait payé. Côté masculin :  Cyprien d’Elie Semoun, celui qui aime les blondes à forte poitrines, né dans un petite annonce et dont il a fait un film, salué comme le  Gérard 2009 du plus mauvais film. Le geek, c’est bien, mais ce n’est pas tout et surfer sur la vague n’empêche visiblement pas de prendre la tasse.

Autre réussite télévisuelle révélatrice de cette mode du geek : l’émission américaine Beauty and the Geek dont le sous-titre nous promet “l’expérience sociale ultime”, rien que ça. Le concept : des “beautés” à cerveau limité font équipes avec des “cerveaux”, l’objectif étant que les geeks apprennent à se décoincer pendant que mesdames troquent leur lisseur-friseur-brushingueur contre quelques neurones. Avec des histoires d’amour en prime, des rivalités, des jalousies…bref, du piquant, du trépidant, du pédagogique.

Au vu des épreuves intellectuellement harassantes auxquelles sont confrontées ces dames (Citez-moi un état des Etats-Unis dont le nom commence par “m”, ou encore épelez-moi le mot “calendar” et je vous assure que les 2 se sont trompées), regarder cette émission nous donne l’impression d’être favori(e) au prochain Nobel de physique. Mais là où le bât du geek blesse, c’est qu’à côté d’un major du MIT ou de toute autre figure intellectuelle, on trouve le VP de l’association des fans de “Shérif Fais-moi Peur”. Et quand je vous dis ça, je ne sais pas ce qui me fait le plus peur : que ce gars là soit considéré comme un geek, ou bien que je me souvienne de lui. Pour le plaisir, une compilation des meilleurs moments de la saison 5 et disponible ici.

Jonny Makeup : a star is born

Lundi 18 mai 2009

Jonny SelbyJonny Makeup, c’est un peu l’anti-Mickael Vendetta à la sauce US. Un personnage incarné, composé, (interprété ?) par Johnny Szymanski, 30 ans à peine, Los Angeles.

Figure incontournable des milieux webo-hypeux transcontinentaux, il fût un temps le chanteur du groupe ultra-queer V.I.P Party Boys. Redevenu anonyme, – enfin façon de parler-, il est présent sur les lieux les plus tendances du Web. Shooté dans son intérieur par le très pointu (The) Selby ici, apparaissant dans les fêtes people très très confidentielles de NYC à Paris, à voir sur icanteachyouhowtodoit.com, et même décliné sur un tee-shirt en vente sur le site d’American Apparel (dont le jeune homme est par ailleurs responsable de l’image + placements de produits).

 

Jonny Makeup, vous le constaterez, c’est donc un véritable show à lui tout seul !

Tee shirt JonnyOn pourrait presque croire à une crise d’ego bien placée si on ne décelait pas très rapidement le haut potentiel ès second degré du garçon. Pourtant, dans un genre auto-centré, le bandeau de son blog à apprécier plus bas, est un bon contre-exemple. Mais son apparition dans le clip de Cazwell sur le titre “I seen Beyonce at Burger King”, vue plus de 700.000 fois sur Youtube, aura fini de nous convaincre de ses talents de comédien (quelle prestation !) et de l’ironie derrière les paillettes, la frange et les fringues délirantes.

Autant que sa mise en distance subtilement orchestrée sur son propre sujet, lui-même, ce sont les réseaux et les astuces de Jonny qui font d’ores et déjà de lui une petite sommité 2.0. Finalement, on se rend compte que le Web, une fois de plus, c’est comme dans la vraie vie… Connaître les bonnes personnes sur les bons lieux du Net, “réseauter”, savoir jouer de son image et multiplier les apparitions stratégiques… : les secrets d’une couverture optimale ?

En tout cas, il semble que Jonny soit définitivement un homme de communication. Personnellement, je suis fan.

Bandeau

Crédits photos, de haut en bas : The Selby, American Apparel, Jonny Makeup