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Complètement mad de Mad Men…

Mardi 13 octobre 2009

mad men J’y viens sur le tard mais le phénomène Mad Men est enfin passé par moi et je me demande encore comment j’ai pu vivre sans… 2 saisons avalées en 48 heures, un état approchant de l’hystérie caractérisée à mesure de la diffusion de la saison 3 aux Etats-Unis, toujours pas accessible en VOSTFR (une honte si vous voulez mon avis…), des rêves de présentations de recos mixant mon propre univers professionnel et les références de la série (non je n’ai pas pitché pour American Airlines au début des années 60, Donald Draper si) : je suis en train de devenir mad (voire freak) de Mad Men.

Et c’est là où je me dis qu’ils sont forts quand même nos copains Outre-Atlantique. Trêve de chauvinisme, un peu de réalisme… Quand nous, nous produisons laborieusement un “Seconde Chance” digne d’un mauvais songe, eux, ils nous servent un petit bijou télévisuel proche de la perfection. Rien à comparer entre ces deux séries tellement le gap est grand… Alors ok bien sûr, la période décrite n’est pas la même et en cela, Mad Men a déjà pas mal de billes : le contexte sociétal, les costumes, Marylin et Jackie, les whiskys à toute heure de la journée, les sofas, les bars (et les bureaux !) enfumés, bref tout ce qui fait le charme des 60s – LA décennie de tous les fantasmes – contribuent grandement à l’excellence du show.

Mais au-delà, ce sont les personnages, qui comme dans toutes les séries américaines de référence (The Sopranos, Six Feet Under, The Shield…) nous “accrochent”, nous emportent et deviennent presque “nos amis”. J’avais prévenu, hein : FREAK.

mad men 2

Don et ses mystérieuses fêlures, sa femme, si délicieusement séduisante et desperate à la fois, l’ambitieuse Peggy… : des personnages forts, qui nous livrent chacun leur propre histoire, petit bout par petit bout. Même Pete Campbell, médiocre petit arriviste en début de programme, à peine arrivé et déjà ronflant de prétention, parvient à nous toucher. Au moment de sa nomination comme “head of accounts”, il esquissera un petit pas de danse qui relève de l’ordre du génie. Et que dire du cadre, de cette géniale agence, Sterling-Cooper, indépendante jusqu’au bout des ongles, qui, mal conseillée, finira par se faire racheter par des Anglais tout sauf sexy ?

mad menn

“Mad Men”, c’est tout ça et bien plus : au final, un vrai petit chef d’oeuvre !

Alors comprenez mon désarroi quand nous, on nous ressort Sébastien (le mec de Laly dans Hélène et les garçons !), PDG de Broman & Barox, une agence française (sic) où les crêpages de chignons pas très passionnants des unes et des autres sont censées nous faire palpiter !!! Message personnel à Messieurs les producteurs de “Seconde chance” donc, mais aussi de “Joséphine ange gardien” et autres “Cinq soeurs” : si vous pouviez un peu relooker nos écrans, on vous en serait bien reconnaissants !